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Bonjour, je m’appelle Christine CUISINIEZ,   fondatrice de la Société Pharmexence, spécialisée en Dermo-cosmétique Naturelle Et créatrice de la gamme de cosmétiques Bio « Oleassence en Luberon ».

Je voudrais vous parler aujourd’hui de l’intérêt des molécules naturelles en Cosmétique  et  de leurs  avantages par rapport aux cosmétiques conventionnels.

Femme montrant sa joie d’être passée à la dermo-cosmétique naturelle

Pourquoi sommes-nous une civilisation de la chimie ?

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les formules des cosmétiques conventionnels répondent à des critères prioritaires qui sont très éloignés de ceux de l’efficacité.

Et, ceci est le résultat de notre civilisation industrielle, qui a eu par ailleurs bien des avantages.

En effet, pour répondre à notre besoin d’optimisation de notre temps ,  les industriels nous ont proposé des produits prêts à être utilisés. Ceci est valable pour de nombreuses industries : habillement avec le prêt à porter, ameublement, les produits alimentaires , pharmaceutiques …….et bien sûr, cosmétiques.

Pour ces 3 dernières industries, puisqu’elles étaient à base d’ingrédients vivants, donc à durée de vie limitée, la priorité absolue était LA CONSERVATION sur le long terme.

Ne vous êtes vous jamais posé la question, sur le fait, que nos aliments, nos cosmétiques, nos médicaments pouvaient être, pour certains,  utilisés pendant 2-3 ans, alors que, quand nous les fabriquons nous même, ils sont inutilisables au bout de quelques semaines, voire quelques jours. Or, on nous dit qu’ils sont fabriqués à base des mêmes ingrédients.

Par exemple, les pâtisseries que nous fabriquons doivent être mangées dans les jours qui suivent leur fabrication et conservées au frais, car elles  moisissent et se dégradent.

Or, nous ne nous étonnons pas de manger des tartelettes ou des biscuits au chocolat que nous avons achetés il y a 1 ou 2 ans .Il en est de même pour les mayonnaises, et autres aliments. Et aussi pour les cosmétiques.

Il ne faut pas nous voiler la face, TOUT INGREDIENT VIVANT EST PERISSABLE, car c’est le propre de tout organisme vivant d’avoir une durée de vie limitée. Et, pourtant, nous utilisons, nous mangeons, nous appliquons sur notre peau,……………. tous ces produits à durée de vie fortement prolongée.

Comment ces produits ont-ils ces qualités tant recherchées par l’industrie ?

Car, si leur origine est souvent bien naturelle, c’est leur transformation industrielle  et l’ajout de substances conservatrices, qui les rend «  conservables » dans la durée.

Notre organisme a besoin des ingrédients naturels pour se développer, pour gérer son organisation quotidienne.   Ce sont les glucides, les protides, les lipides, les sels minéraux, les vitamines, etc….. Notre corps est construit avec tous ces composants, ces molécules ou les transforme pour les adapter à ses besoins.

Or, ces transformations industrielles en font des produits, réalisés avec des  molécules qui ne sont plus reconnues par notre organisme et ne sont plus en adéquation avec ses besoins .

Pourquoi transforme-t-on donc ces ingrédients. Prenons l’exemple des huiles végétales ?

 Avez-vous entendu parlé des huiles hydrogénés et des acides gras trans, que l’on retrouve dans notre alimentation et nos cosmétiques.  Que sont-ils et d’où viennent-ils ?

Une huile végétale est vivante. Elle s’oxyde  en vieillissant au contact des radicaux libres de l’air ambiant, ce qui donne la désagréable odeur de  rancis

  Il existe des huiles plus ou moins fragiles, selon leur taux d’acides gras insaturés (donc instables à l’oxydation).

 Pour éviter ou ralentir très fortement le rancissement, les industriels ont comme objectif d’augmenter la stabilité des acides gras. Ils vont le faire en les saturant avec de l’hydrogène, ou en transformant leur configuration moléculaire en trans. Cela va donc considérablement augmenter leur durée de vie, sauf que notre organisme ne sait pas les utiliser, les accumule et s’intoxique.

 Pour l’alimentation, cela engendre de l’obésité et des problèmes cardio-vasculaires . Pour la cosmétique, des peaux réactives, déshydratées, couperosées, acnéiques,…..

Et, je n’ai pas encore évoqué les ingrédients minéraux et synthétiques qu’utilisent à 90% les industriels de la cosmétiques , tels que

  • les huiles minérales, la paraffine, la vaseline issu du pétrole,
  • les conservateurs (paraben,…),
  • les exhausteurs de goût ou d’odeur,…. qui ont l’avantage de ne pas évoluer dans le temps et donc de se conserver longtemps.

Si ces ingrédients ont été employés, c’est qu’ils ont correspondu aux besoins du moment  et que tout le monde y trouvait son compte

  • pour les consommateurs, le tout-prêt et conservable ;
  • pour l’industriel, un coût peu élevé, une durabilité facile à mettre en œuvre.

Sauf que, tous ces composants non naturels, ne sont pas reconnus par notre corps, donc peu ou non métabolisés. Donc au mieux, ils s’éliminent en n’ayant aucune action, au pire, ils s’accumulent dans l’organisme qu’il peut perturber.

Et qu’en est-il de l’industrie cosmétique ?

Pour en revenir à l’industrie cosmétique, les challenges « Bas Prix et conservation » ont été primordiaux et ont répondu à une demande des consommatrices.

Il est vrai que cela a permis une nette amélioration de l’hygiène. C’ est indéniable que cela a eu une des conséquences très positives sur la santé et sur la beauté, en permettant à l’ensemble de la population d’accéder aux soins de l’hygiène et de la beauté.

Il faut reconnaître que les progrès scientifiques ont permis également de nombreuses avancées, et chaque invention a eu des impacts sur notre consommation : par exemple,  la chimie a permis de synthétiser de nombreuses molécules qui existent à l’état naturel : cela a permis d’avoir des ingrédients moins chers, reproductibles, à l’approvisionnement plus sûr…. 

Tout naturellement, les entreprises se sont dirigées vers ce »tout  chimique » qui facilitait tellement leur quotidien.

C’est ainsi qu’une formule cosmétique conventionnelle ne contient plus que des composants chimiques INERTES, qui n’ont plus rien à voir avec les besoins d’une peau VIVANTE.

Quand on  dit « Chimie » , on pense rapidement à l’industrie pharmaceutique, qui découvre des molécules chimiques, qui ont des effets thérapeutiques sur notre organisme.

Or,  un cosmétique ne peut pas être un médicament :

Selon l’ article L.5131-1 du code de la santé publique « Un produit cosmétique est « une substance ou une préparation destinée à être mise en contact avec les diverses parties superficielles du corps humain, notamment l’épiderme, les systèmes pileux et capillaire, les ongles, les lèvres et les organes génitaux externes, ou avec les dents et les muqueuses buccales, en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d’en modifier l’aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles »

Il ne faut donc pas que  notre peau absorbe les molécules.

Quand on regarde la composition des cosmétiques, on se rend compte que les formulations sont automatiquement peu actives, étant données les faibles quantités de principes actifs réellement efficaces.

Prenons l’exemple d’une crème hydratante conventionnelle  qui sera le plus souvent composée de la façon suivante :

  • Eau (Water, Aqua) 70 à 80%
  • Huiles minérales (Paraffinum Liquidum, Petrolatum) 15 à 20%
  • Emulsifiants  synthétiques 6%
  • Agents de texture synthétiques (silicone) 5 à 10%
  • Conservateurs (Parabens,…)
  • Antioxydants  0,6 à 1%
  • Actifs synthétiques ou végétaux 2 à 3%

En additionnant tous ces ingrédients et en les mélangeant au moyen d’un fouet ou d’un batteur électrique, on obtiendra  une émulsion plus ou moins fluide, à laquelle on rajoutera

  • des agents de texture pour satisfaire le plaisir du toucher ou
  • des molécules de parfum pour le plaisir de l’odorat,

mais tout ceci n’a rien à voir avec les BESOINS DE NOTRE PEAU.

Nous  assistons actuellement à une prise de conscience de ces aberrations, en constatant que de nombreuses femmes ont des peaux de plus en plus réactives, des peaux intolérantes qui ne supportent plus aucun cosmétique. Il s’agit d’ un rejet de l’organisme à ces produits non naturels.

Pour résoudre ce problème, les autorités de santé européennes ont interdit de nombreuses molécules. Des tests de tolérance ont été faits, et des composants mieux tolérés ont été intégrés, arguments majeurs des fabricants de cosmétiques

 D’autres industriels ont compris ce qui se passaient et, se sont naturellement orientés vers les ingrédients naturels BIO : comme Weleda, Dr Haushka, Lavera, Logona pour les plus connus.

Ces derniers ont alors repris les compositions des cosmétiques conventionnels et les ont remplacés, pour chaque type de composant, par leur équivalent végétal naturel. Ceci  leur ont donné bien-sûr du fil à retordre, question conservation, car non seulement, on réintroduit des matières vivantes, donc périssables et les conservateurs naturels autorisés ne sont pas aussi efficaces.

Ces Industriels de la Cosmétique Bio doivent faire face à des consommateurs qui se sont habitués à garder des produits cosmétiques, sans aucune précaution hygiénique, pendant des mois, voire des années. 

Il faut reconnaître que l’équation est particulièrement difficile à résoudre

Sont apparus alors sur les emballages de nos cosmétiques, des sigles jusque là inconnus : les dessins de petites boites, avec un couvercle relevé, qui indique la durée de conservation, à partir du moment où le produit a été ouvert.

Car à partir de cet instant l’air, qui contient des radicaux libres, oxyde le cosmétique qui à la longue peut devenir nocifs pour la peau. L’air apporte aussi des bactéries, des champignons qui abiment et dénaturent le produit ( changement de couleur, déphasage de la crème,…).

Donc, une Crème hydratante Bio contiendra

  • Eau ou Hydrolat de plante (99% d’eau) 70 à 80%
  • Huiles végétales ou beurre  ( Karité, Tournesol, Argan,…) 15 à 20%
  • Emulsifiants naturels (cire d’abeille, lécithine,..) 6%
  • Agents de texture  naturels (Amidon de Maïs, Gomme Xanthane,…) 5 à 10%
  • Conservateurs naturels( Extrait de Pépins de Pamplemousse,.),
  • Antioxydants( Vit E, Romarin) 0,6%
  • Actifs végétaux  0,5 à 1,5%

On assiste indéniablement à un engouement pour les cosmétiques Bio, qui  ont le mérite d’être beaucoup plus en adéquation avec les besoins de la peau.

D’ailleurs, les cosmétiques conventionnels se sont alors raccrochés aux wagons en insérant quelques milligrammes d’actifs végétaux, pour leur permettre de revendiquer ces actifs naturels et leurs propriétés, sur leurs emballages.

Quels sont, finalement, les ingrédients cosmétiques indispensables à la peau ?

Huile d’Olive et graines de sésame bonnes pour la peau

Après cette analyse, on peut se poser la  question suivante :

« Finalement, dans un produit cosmétique, quels sont les ingrédients qui sont nécessaires à mon type de peau ? »

Pour cela, il suffit de comprendre la biologie de notre peau, donc de ses besoins et de lui apporter les molécules en quantité suffisantes pour qu’elle soit en bonne santé.

Or il existe un type d’ingrédient simple, facile à trouver, facile à utiliser pouvant permettre de résoudre ou d’atténuer une bonne partie des problèmes de peau :

 Les HUILES VEGETALES, qui par leur composition, sont en adéquation complète avec la structure des molécules présentes dans notre peau.

Du VIVANT pour du VIVANT.

Pourquoi faire COMPLIQUE, alors que l’on peut faire simple et que  ces ingrédients sont  à notre portée ?

La dermo-cosmétique naturelle : Une nouveauté ??

Pourquoi vouloir à tout prix refaire ce que l’industrie cosmétique a inventé pour des raisons très précises de conservation et d’amélioration des textures ?

Est-ce  pour séduire et fidéliser un consommateur (trice) à priori volage, car rarement satisfait des résultats procurés par ses cosmétiques ?

Quand on regarde une formule d’un cosmétique conventionnel, on est interpellé  par le nombre de composants, qui donnent une impression de grands professionnels, un peu alchimiste, un peu  magicien, qui concocte des formules complexes ayant des pouvoirs. Elles seront plus difficiles à reproduire par la concurrence, même si celle-ci avec des analyses chimiques poussées pourrait la retrouver.

La base de ces formulation étant  surtout de l’eau et de l’huile minérale contenant très  peu d’ingrédients actifs, il faut donc en rajouter beaucoup .C’est cela qui rend les formulations complexes

Il existe une multitude d’ingrédients  à la disposition du formulateur, et celui-ci voulant  s’assurer  qu’il a mis au point une formule la plus complète possible va donc  ajouter un grand nombre  de composants, même si aux doses utilisées, l’effet sera vraisemblablement faible.

En explorant ce que la nature a mis à notre disposition, nous découvrons  que les composants végétaux sont aussi complexes, (complexe parce que recélant un grand nombre de molécules différentes). Chaque molécule apporte quelque chose d’utile à la plante, pour sa survie et la pérennisation de son espèce. La plante les a produite, une à une, pour répondre à ses propres besoins. Ce qui ne veut pas dire, que toutes ces molécules naturelles sont « sans danger » pour l’être humain. Certaines molécules naturelles sont puissantes et peuvent être toxique à faible ou haute dose: on peut prendre des exemples tels que la cigüe, l’amanite, la digitale, le pavot….. qui peuvent devenir rapidement mortelles.

Mais la plupart des molécules  contenues de nombreuses plantes ont des effets bénéfiques sur l’être humain et des générations et des générations, dans toutes les régions du monde, les ont découvertes et  les ont utilisées au cours des âges.

J’ai expérimenté moi-même l’efficacité extraordinaire de ces molécules végétales, sur une cicatrice ancienne occasionnée par une brûlure de fer à repasser, qui était encore rose et boursouflée, 2 ans après. Sur un des livres d’aromathérapie, une formule proposait d’associer l’huile végétale de Rosier Muscat ,de l’huile d’Argan avec 4 huiles essentielles cicatrisantes et régénérantes : hélichryse italienne, ciste ladanifère, lavande vraie, et gaultherie couchée. J’ai appliquée cette formule  pendant 1 mois, matin et soir, en massant bien . Le résultat a été spectaculaire, ma cicatrice a pratiquement disparue.

J’ai aussi réalisé des formules pour des personnes souffrant de vergetures anciennes, à base d’huiles d’Argan, de Rosier Muscat, de Carthame, avec ou sans huiles essentielles comme le myrte vert, le niaouli, le géranium rosat et l’hélichryse italienne. Le bouche à oreille a tellement bien marché, que en 3 mois, j’ai du proposer cette formule une quarantaine de fois lors du démarrage de mon activité.

Les taches de vieillesse sont aussi fortement atténuées avec l’huile de Chaulmoogra, la rosier muscat, les huiles essentielles de céleri, de carotte, et de géranium rosat.

Je suis vraiment bluffée par tous ces effets de ces composants naturels de qualité. Car pour que cela marche, il faut bien sûr que la plante soit de la meilleure qualité pour être riche en molécules traitantes.

Alors, comment reconnait-on les qualités d’une huile végétale sur sa peau et lesquelles choisir ?

Analysons finement la composition de ces huiles et de ces beurres   cosmétiques. Ces derniers sont à vrai dire des huiles, qui sont  liquides dans leurs contrées d’origine et se solidifient avec les températures de nos latitudes des pays tempérés).

Cela me rappelle d’ailleurs cette anecdote vécue l’année dernière pendant mes vacances en Guadeloupe.

« Comme je savais que je partais une semaine en Mars sous les tropiques, j’ai eu envie de me créer des baumes solaires et après-solaires, à base de Karité et d’Oxyde de Titane non nano ( le meilleur écran solaire). J’ai donc conçu la formule, à base de Karité qui a en plus la qualité d’avoir dans sa composition une molécule qui joue le rôle de filtre solaire naturel au Coefficient de protection solaire de 4 à 5. J’ai rajouté des huiles qu’on qualifiera de liquide : Jojoba, Sésame , Argousier qui toutes les 3 bénéficient qui ont aussi des filtres solaires au FPS de 3 à 4. Mon baume terminé, il avait une consistance très agréable, ferme et souple, d’une légère couleur jaune-orangée.

En arrivant en Guadeloupe, après un passage dans la soute de l’avion, il était devenu extrêmement dur, presque difficile à prélever. Puis je l’ai emporté à la plage pour m’en remettre après la baignade, en laissant le pot dans mon sac en plein soleil. En ouvrant le couvercle de mon pot, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir, un liquide qui menaçait de couler, puisque je ne tenais pas horizontalement mon pot.  Et, tout l’oxyde de titane, bien réparti dans la préparation, en avait profité pour se précipiter au fond du pot.

En rentrant, j’ai remis au réfrigérateur ma préparation, en remuant pour homogénéiser la répartition de l’oxyde de Titane , et je l’ai gardé dans un endroit à l’abri de la grosse chaleur »

Cette expérience a été forte intéressante à plus d’un titre :

  1. Nous sommes des consommateurs habitués à ce que les produits aient des caractéristiques qui correspondent à nos besoins de  « consommateurs » : pratique, facile, sensation agréable au toucher, odeur agréable,  j’en passe et des meilleurs
  2. Nous avons du mal à nous adapter à notre environnement : nous voulons que celui-ci s’adapte à nos besoins
  3. Quand nous utilisons des ingrédients naturels, ils sont bourrés de qualités, mais ils ont aussi les inconvénients de leur qualités.

Une des caractéristiques de ces ingrédients, c’est qu’ils sont constitués d’actifs qui ont été crées par les plantes en fonction de leur origine géographique.

En effet, contrairement aux animaux qui se déplacent en cas de danger : prédateurs, intempéries, variations climatiques, et vont se mettre à l’abri, les végétaux sont statiques. Ils sont soumis aux mêmes aléas de la vie et pour se protéger vont fabriquer les molécules nécessaires à leur survie.

Faisons un petit voyage  sur la terre et observons une classe d’ingrédients bien particulière, celles des lipides ( Acides Gras) végétaux trouvés dans les graines, les amandes, les noyaux des plantes. Ces lipides végétaux ont comme fonction principale d’apporter les éléments nécessaires aux germes qui vont donner de nouvelles plantes et d’assurer ainsi la survie de l’espèce.

            Il en existe plus de 40 types d’acides gras différents. Chacun a des fonctions particulière à remplir pour optimiser la survie de la plante dans son environnement.

Voici 3 familles importantes fréquemment retrouvées dans les huiles végétales :

Les Acides Gras saturés : un composant stable, peu fragile, au toucher plutôt gras, car il pénètre peu dans la peau. Il a un rôle OCCLUSIF (pour éviter la déshydratation due à la très grosse chaleur qui engendre la transpiration).  On les trouve dans les beurres de Karité.

Les Acides Gras Mono insaturés, assez stables, un peu plus pénétrants. Leur composition est proche du sébum, qui a pour rôle de protéger la peau, tout en la laissant respirer. On les trouve dans le huiles d’olive, d’argan, de noyau d’abricot

Notre organisme sait les fabriquer à partir des aliments qu’il ingère.

Les Acides Gras Polyinsaturés (vous avez entendu parler des Ω3 etΩ6) très fragiles, qu’on appelle Essentiels, car notre corps  ne sait pas les fabriquer, et seuls des apports externes ( alimentation ou cosmétique) procureront ces AG. En revanche, ils sont fragiles. On les trouve en abondance, dans les huiles précieuses d’Onagre, Bourrache, Rosier Muscat, de Perilla et bien sûr, l’huile des huiles : l’argousier.

Or, on trouve le beurre de Karité à l’Equateur et l’Argousier est originaire de Sibérie.

Pourquoi leurs compositions sont elles si différentes ?

Les Huiles produites ont une composition qui dépend de l’endroit où elles poussent

Cela correspond à une adaptation climatique de ces plantes.

Un habitant de l’équateur ou un habitant de cercle polaire est confronté à des agressions environnementales bien différentes. C’est évident.

Mais ce que l’on a parfois oublié, c’est que la nature, dans son intelligence,  peut fournir aux humains  les trésors de bienfaits, parfaitement ciblés, région par région.

Allons au niveau de l’Equateur, en Afrique ou Amérique Latine, comme on l’a vu,  on trouvera des beurres végétaux très riches en acides gras saturés, solides à 20°C, mais liquides aux températures de ces pays : 34 à37°C. Ces acides gras saturés, comme l’acide stéarique, ont un rôle occlusif et pénètrent peu dans la peau, car leur rôle principal est d’éviter la déshydratation du vivant, qui dans ces régions est synonyme de mort.

Sur les bords de la Méditerranée, on trouvera l’Argan, l’olive, l’abricot, la pêche dont les huiles sont très riches en Acide Oléique, un Acide gras mono-insaturé, qui va aussi jouer un rôle anti-déshydratation,  en étalant un film léger mais pénétrant un peu aussi dans la peau.

En remontant encore vers le Nord,en Europe Occidentale, on trouve le  Carthame, le Pépin de Raisin riches Acides Gras Polyinsaturés,  Oméga 6, et le Chanvre, le Rosier Muscat et l’Argousier (cultures de l’Europe du Nord)  riches en Oméga 3 .Leur pénétration dans la peau est immédiate, mais elles sont  fragiles à l’oxydation : car elles ont grandi dans des régions avec beaucoup moins de lumière, moins de chaleur et elles sont très riches en Antioxydants bien sûr. Elles seront surtout Anti-inflammatoires ( car le froid, la neige, le vent irritent la peau et créent des inflammations)

Donc, les Oméga 6 ont des vertus hydratantes et les Oméga 3, sont des anti-inflammatoires puissants, particulièrement efficaces pour les peaux agressées par le froid et le vent.

Vous allez me dire « c’est bien joli de savoir tout cela, mais « SO WHAT » : j’en fais quoi.

  • Je ne connais pas les compositions des huiles que j’achète
  • Et quand bien même si je fais une recherche sur Internet, cela ne me dit pas ce dont ma peau a besoin.

Vous avez totalement raison et je vais vous donner 2 astuces pour vous aider à répondre à ces 2 questions :

  1. Pour savoir quelle est la composition de votre huile : faites le test du frigidaire.

Bon à savoir : Une huile est toujours liquide dans son environnement naturel.

En effet,  une huile  riche en Acides Gras Saturés,  se  solidifie  à température ambiante européenne :comme le Karité et qui  devient liquide au dessus de 35°C.

Les huiles riches en Acides Gras Poly-insaturés (Oméga 6 ou 3) ne seront solides qu’à des températures inférieures à – 10/-15°C comme l’Onagre, l’ Argousier ou la Rose Musquée (au congélateur, elles devraient être encore liquides).

Les huile riches en Acides Gras Mono-insaturés (Omega 9) comme l’Olive, l’Argan  le seront en dessous de 4°C, commencent à figer au frigidaire

  • Que dois-je privilégier pour ma peau ?

Il y  a 2 facteurs  dont il faut tenir compte, pour choisir la ou les huiles adéquates

  • L’environnement : Fait-il sec comme en Méditerranée,  ou très chaud et humide sous les tropiques, ou froid et venteux comme aux sports d’hiver. Connaissant ce qu’apportent huiles de beauté évoquées précédemment, vous prendrez ces huiles comme base.
  • Son propre type de peau :  Facile à déterminer soit grâce à un questionnaire, soit grâce au Stylo Analyseur de peau : BIA Skin Analyseur qui donnera le niveau  de sécheresse de la peau, son hydratation et sa rugosité.

En fonction du résultat obtenu, il faudra y ajouter 1 ou 2 autres huiles aux vertus complémentaires :Pour  une peau grasse ,on  privilégiera une huile aux vertus anti-inflammatoires et anti-infectieuses, comme l’Argousier ou la Perilla, très pénétrantes.

Une peau sèche  qui manque de sébum, aura besoin de plus d’Acides Gras Mono-insaturés

Pour une peau mature, des huiles comme la Bourrache et l’Onagre viendront compléter la formule.

Donc, en fonction des besoins de votre peau,  vous pourrez lui donner lui un cocktail équilibré en choisissant les huiles végétales qui vous conviennent le mieux. Et, chaque huile par sa composition va permettre de résoudre de nombreux problèmes de peau.

Voilà ; j’avais   envie de vous  faire partager de façon simple, transparente, ce savoir  déjà de nombreux peuples de par le monde.

Voilà pourquoi, il est à la portée de tout le monde de réaliser soi-même ses propres formules cosmétiques, à base de cet OR VEGETAL qu’est une Huile.

De nombreuses formulations de sérums, huiles et baumes corporels ont été testées et ce qui a été étonnant et encourageant, c’est l’enthousiasme inconditionnel des personnes qui ont testé ces formulations et qui les ont complètement intégrées dans leur utilisation cosmétique.

Voici quelques mails reçus :

« Je voulais te dire que j’ai rendez-vous tous les soirs avec le sérum, comme je me démaquille, je mets le sérum, c’est devenu le prolongement du geste et tout ça avec un grand bonheur car le matin au réveil je me sens une peau toute douce et bien tendue… à quand la commercialisation de tes produits ?? » Nathalie 45 ans

« Christine, j’utilise le sérum tous les jours … Et il a plu à tout le monde à la maison. Ma fille en met aussi tous les jours et c’est incroyable (elle a toujours refusé de mettre de la crème !). »Lucie 48 ans

« Je deviens vraiment une inconditionnelle de tes produits » Brigitte 53 ans

Si vous voulez comme moi retrouver plaisir et authenticité, embarquez-vous avec moi à la découverte de ces univers fascinants qui sont ceux de notre peau et des huiles végétales.

Je vous propose de partager ensemble ce savoir et cette connaissance.

Maintenant que vous avez bien compris que

  • Le naturel est en adéquation avec les besoins de notre organisme et donc de notre peau
  • Une crème est principalement constituée d’eau
  • Une huile végétale est constituée de composants qui font partie intégrante des molécules de notre peau
  • Le choix d’une huile végétale peut être simple

La prochaine étape va être de mieux comprendre les besoins de la peau